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Pas de baraka pour « Les Gardiens »

Nous trépignons dans le cockpit dès le départ de la première manche de la régate des « Quatre Vents » : comme une quinzaine de bateaux, nous sommes à quelques minutes de la ligne de départ quand le comité de course libère ce qui reste de la flotte ! Rien ne sert de râler contre les membres du comité qui ne nous ont pas attendu (alors que cette épreuve n'est pas un championnat du monde) : la course poursuite est engagée. Parti avec trois minutes de retard, « Les Gardiens », mené par Marc et Gérard Liardet, Gildas Morvan et votre serviteur, rattrape petit à petit les retardataires. Nous terminons 4ème à quatre secondes des 2nd et 3ème ! Ah, ce départ...

L'orage assassin

Dernière étape : retour de Roscanvel à Brest. Inutile d'espérer vaincre au général, le half « Le Calvez » paraît intouchable. Mais la hargne anime notre équipage pour « sauver l'honneur ». « Le couteau entre les dents », nous nous élançons à pleine vitesse, laissant dernière nous les plus gros. Enfin une victoire ? Peut-être : la première bouée à Roscanvel est enroulée en deuxième position derrière le Sélection de la Marine, ce qui nous place premier en temps compensé... provisoirement, car soudain la brise tombe totalement. Un énorme nuage noir semble avaler la flotte essaimée è proximité de la bouée du Renard (près de l'île Ronde). Le vent fait le tour du cadran. Marc Liardet, aussi agile sur le pont qu'un gymnaste, prépare la réduction de voilure.



Marc et Gérard Lîardet entourent Gildas Morvan : un équipage de choc, mais pas de réussite.


Son et lumière
Soudain, venu du sud, le souffle orageux fait gîter les voiliers tes uns après les autres. Trombes de pluie tambourinantes sur le pont et éclairs font de cette régate un véritable « son et lumière » grandeur nature.
Manœuvres. Beaucoup de voiliers affalent en catastrophe, sans doute impressionnés par le spectacle. Les lunettes de soleil sont rapidement glissées dans la poche, et le ciré oublié se fait désirer.
Puis rien. Plus une ride. Les premiers ont eu le temps de passer la ligne d'arrivée. Nous restons « scotchés », penauds, trempés, à écouter le coup de canon au passage des premiers.
Adieu victoire. Les « Quatre Vents » nous sont contraires. Gérard Liardet, l'un des plus fins barreurs de Brest, se fait une raison. Allez, la prochaine fois < Les Gardiens » aura sa chance...


P.G.